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Conseils & entrepreneuriat

Négocier son tarif sans culpabiliser

conventions collectives de la production cinématographique et audiovisuelle (grilles de minima) ; syndicats du secteur. · 4 septembre 2026

Parler d'argent, dans nos métiers, ça coince souvent. Pourtant, se sous-vendre ne dessert pas que soi : ça tire les tarifs de toutes vers le bas. Voici comment négocier plus sereinement.

Renseignez-vous sur les minima. Les conventions collectives du cinéma et de l'audiovisuel fixent des grilles de salaires minima par poste. Connaître le plancher de votre métier, c'est déjà savoir en dessous de quoi vous ne descendrez pas. Les syndicats du secteur les publient.

Préparez une fourchette, pas un chiffre. Avant l'échange, posez trois nombres : votre plancher (non négociable), votre cible, votre idéal. Vous négociez à l'intérieur — jamais sous le plancher.

Faites dire le budget en premier. « Quel budget est prévu pour ce poste ? » Cette simple question renverse la charge et vous évite d'annoncer un chiffre trop bas par réflexe.

Vendez la valeur, pas seulement le temps. Ce que vous apportez — expérience, fiabilité, regard, réseau — vaut plus qu'un nombre d'heures. Dites-le.

« Je vais y réfléchir » est une phrase complète. Vous avez le droit de ne pas répondre sur-le-champ. Prendre 24 heures n'a jamais fait perdre une bonne collaboration.

Ne bradez pas « pour l'expérience ». Un tarif juste vous respecte — et protège celles qui négocieront après vous. La solidarité tarifaire, c'est aussi ça, la sororité.

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