Comprendre l'intermittence du spectacle en 5 minutes
L'intermittence intimide — les sigles, les heures, les annexes… Voici l'essentiel, sans jargon. *(Ceci n'est pas un conseil juridique : pour votre situation précise, rapprochez-vous de France Travail – Spectacle ou d'un professionnel.)*
Un régime pensé pour un métier discontinu. L'intermittence est un régime particulier de l'assurance chômage, conçu pour des métiers où l'on enchaîne des contrats courts entre plusieurs employeurs. Il repose sur deux « annexes » : l'annexe 8 pour les ouvrières et techniciennes du cinéma et de l'audiovisuel, l'annexe 10 pour les artistes.
La règle des 507 heures. Pour ouvrir — ou renouveler — ses droits, il faut avoir travaillé au moins 507 heures dans les métiers du spectacle sur les 12 mois précédant le contrat retenu pour l'examen. Bon à savoir pour les artistes (annexe 10) : un cachet compte conventionnellement pour 12 heures dans ce décompte.
Des droits ouverts pour 12 mois. Une fois les droits ouverts, ils courent sur 12 mois. À la date anniversaire, votre situation est réexaminée pour déterminer si — et comment — ils sont renouvelés. Cette date, c'est votre boussole : anticipez-la.
Ce qu'il faut faire dès le premier contrat. Comptez vos heures (elles sont déclarées par l'employeur via l'attestation AEM), gardez tous vos contrats et bulletins, et notez votre date anniversaire. L'administratif se joue sur la rigueur, pas sur la chance.
Où se faire aider. France Travail – Spectacle, Audiens et ARTCENA proposent guides et accompagnement. Et surtout : parlez-en à des consœurs qui connaissent le régime — rien ne remplace un retour d'expérience concret.